Le BLEU et le Printemps des poètes

Publié le par AIME GE AILE

La 10ème édition du printemps des poètes aura lieu du 3 au 16 mars sur le thème :
Eloge de l’Autre.
Pour nous cette séance sera consacrée à un autre Livre, une autre année, un autre pays, un autre monde, une autre civilisation, un autre Carnaval, une autre Provence, un autre regard sur  le cinéma,  un autre univers, de l’autre côté, une autre campagne,  une autre façon de vivre, un autre voyage, une autre politique….  Etc.…

Certains poètes depuis le début du siècle se sont écartés de la poésie traditionnelle. Ils ont assoupli les règles de la versification. Ils sont à l’origine de la poésie moderne. Le vers libre est le jeu de plusieurs constantes dont aucune n’est obligatoire.

Ø Que représente l’autre pour vous. Lister 5 mots ou expressions.

Ø En commençant par les syllabes du mot SAULE, lister 5 adjectifs et 5 verbes.

Ø Avec les lettres du nom « SENRYU », lister 6 noms communs.

Ø Lister 7 noms communs évoqués par le nom commun RIVIERE.

Ø Ecrire un texte poétique libre sur le thème « Le Printemps des poètes est bleu».

Historique : Karaï Senryû (1718-1790) est le créateur de ce genre poétique (littéralement Senryû signifie : saule de la rivière). Le senryû est teinté d'humour et était au début utilisé à des fins satiriques.

Les règles à respecter : le Senryû est plus subversif que le Haiku, il peut dénoncer nos travers, notre société, les institutions... En fait, le Senryû ne respecte rien ni personne et n'a pas à rougir de certaines chansons paillardes pourtant bien de chez nous!
Le Senryû dans sa construction doit être composé de 17 syllabes mais réparties librement (ex: 2-3-6-6 ou 7-5-3-2...) : exemple :
La femme étant sagace
impossible de lui vendre les feuilles d'automne
(Senryû traduit du japonais)

Ø Choisir un « autre. »

Ø Faire l’éloge ou la satire de « l’autre » sous forme de senryu sans oublier le bleu.

Vers dodécasyllabique (de douze syllabes). Son nom lui vient d'un poème en vers de douze syllabes sur Alexandre le Grand datant du XIIème siècle. L'alexandrin classique est divisé en deux groupes de six syllabes : les hémistiches, séparées par une césure, les rimes masculines alternant obligatoirement avec les rimes féminines.

Un limerick est un poème humoristique, à l'origine en anglais, de 5 vers rimés (rimes aabba), de caractère souvent grivois, irrévérencieux ou irréligieux. Les vers 3 et 4 sont parfois fondus en un seul, fait de deux hémistiches rimant.
Le nom viendrait, d'après l'Oxford Dictionary of English, du refrain « Viendras-tu à Limerick ? », chanté entre des vers improvisés lors d'une réunion.
Edward Lear en écrivit un certain nombre devenus connus (voir un exemple dans l'article correspondant – noter cependant que lui-même ne les appelait pas « limericks » mais « nonsense verses »). On en trouve aussi dans le roman de John Irving L'Œuvre de Dieu, la Part du Diable.
Exemple :

There was a young man of Dijon,
Who had only little religion,
He said : « As for me,
I detest all the three,
The Father, the Son and the Pigeon. »

Il y avait un jeune homme de Dijon,
Qui n'avait que peu de religion,
Il dit : « Quant à moi,
Je déteste tous les trois,
Le Père, le Fils et le Pigeon. »

Ø Ecrire au choix un limerick ou un poème en alexandrin sur L’éloge de l’autre.

A Ribérac, au XIIe siècle, le troubadour Arnaut Daniel invente une forme: la sextine. Poème de six strophes, de six vers, terminés par six mots refrains qui obéissent à une permutation telle qu'une septième strophe reconduirait à l'ordre de la première.

De Périgord en Italie, puis à travers l'Espagne, la France, le Portugal, l'Angleterre, les États-Unis, le monde entier... Pierre Lartigue suit l'histoire de ce chef-d'oeuvre d'Art combinatoire .

Parmi les auteurs rencontrés: Dante, Pétrarque, Pontus de Tyard, Ezra Pound, Zukowski, Queneau...  La sextine apparaît, disparaît. Elle est vivante ! Et puisqu'elle tourne comme une hélice dans l'eau de la langue, aucune définition ne lui convient mieux que celle gravée par le capitaine Nemo sur la coque du Nautilus : Mobilis in mobili.

Poésie provençale du Moyen-Age qui se compose de six strophes de six vers et d’un tercet (3 vers) dont les six mots choisis occuperont la fin de chacun des vers de la stophe dans l’ordre suivant :
1 2 3 4 5 6       6 1 5 2 4 3       3 6 4 1 2 5       5 3 2 6 1 4       4 5 1 3 6 2       2 4 6 5 3 1
Dans le tercet, les 6 mots se retrouveront dans un ordre indifférent.

Ø Choisir 6 mots évoqués par l’éloge de l’autre.

Ø Ecrire une sextine sur l’autre en faisant son éloge.

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