QUE DE VENT, QUE DE VENT…

Publié le par J. D.

L’électricité était coupée. Le téléphone était aphone. Le premier pompier qui arriva était pompette. Le vent gagnait en puissance et les éoliennes, dernière invention écologique, se comportaient comme des girouettes. Arrivèrent d’autres secours dont un parent du pompier pompette. La conversation débuta dans un vent de panique :

- ‘quel coup de vent’ dit le nouvel arrivant à son cousin qui dévorait du pain de mie.

- ‘oui… force 4’ fut sa réponse.

Avec frayeur, il nota la silhouette apprêtée de son cousin qui ne cessait de souffler cependant que les autres secours, dans la nuit et contre vents et marées, par solidarité, commencèrent à manger eux aussi des reliques de cacahuètes, le tout venant. L’absence de persiennes aux fenêtres renforçait le bruit ; le vent rendait de plus en plus complexe leur parcours. La perversité des rafales, nuisance suprême, faisait que le pompier pompette devait économiser ses forces avec âpreté. Paré comme un drapier, le vent en poupe, il pronostiqua, comme un parieur « autant en emporte le vent ». Ses collègues le regardèrent en ennemi.

- « tu mériterais un coup de trique » dit l’un d’eux. S’il n’y avait pas autant de verglas, je te mettrais dans la brouette pour t’emmener chez le premier politique venu.

Devant autant de perversité, les secours prirent le vent du large en relevant, au passage, que les dégâts causés par la tempête incluaient le puits dorénavant bouché. Plus d’électricité, plus de téléphone, plus de parlophone et maintenant plus d’eau !

- « mes amis, le vent tourne et malgré notre complémentarité et notre ardeur, notre économie de moyens nous empêche d’avancer » dit l’un d’eux. Aussi prirent ils la liberté, grosse boulette, de rentrer chez eux…sous la couette ! 

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Publié dans J. D.

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