Barbarie

Publié le par Françoise C.

Inévitablement, au cours de notre scolarisation, l'Histoire nous amène à une époque ou une autre de son déroulement à connaître, hélas, le mot BARBARIE, synonyme d'horreur, de sauvagerie, d'épouvante, d'invasions de tribus venant d'une civilisation incomplète ou inconnue.

Les Barbares de l'histoire portent des noms que tous les enfants ont entendu en classe : les Visigoths, les Ostrogoths, les Sarrasins, les Peaux-Rouges, que sais-je encore ?

Comment s'y retrouver dans l'époque actuelle, qui pourtant nous fournit encore et toujours des actes de barbarie. Rappelons-nous le nazisme et les tortures gravissimes des juifs lors de la dernière guerre mondiale, les monstruosités dans tous les états du monde d'aujourd'hui, et l'horreur de la cruauté que certains êtres dits "humains" infligent à d'autres semblables, et pires à des enfants. Ce texte n'est pas une belle page d'histoire à propos de la grande histoire, mais elle se doit  d'être écrite, en lettres inacceptables que le mot BARBARIE représente. J'aurais tant aimé ne vous parler que du canard de "BARBARIE", dont j'ignore l'origine de l'appellation, mais qui nous aurait au moins réjoui les papilles à l'approche de Noël, symbole de la PAIX souhaitée à la planète entière.

Cette dernière phrase n'est qu'un acompte sur le temps de l'écriture à venir et le calendrier de cette fin d'année me fait relever un défi. Connaissez-vous le petit édicule érigé dans la rue principale où se trouve un homme fardé, tenant une gaule au garde à vous lorsque vous passez, comme s'il vous rendait honneur ? A le voir, les rires des passants s'enflamment tels un incendie de joie, on se croirait presque à une kermesse. Mais attention, c'est un leurre : malédiction à celui qui marche trop vite en se moquant... il peut trébucher en se faisant des noeuds avec les jambes ; il aura besoin d'un onguent pour éloigner la paralysie qui le gagne et il ne sera plus question de rapine tolérée par le tenancier du kiosque.

Même en usant de toute sa salive pour convaincre, le malchanceux passant à la chevelure teinte ne pourra plus se fondre dans la foule anonyme, son univers. Le verdict sera prononcé, un wagon de gens xénophobes se mobilisera pour l'emmener dans un véhicule piloté par un yolier vers une zone interdite d'accès à toute personne pour le moins étrange.

Attention, l'étrange, l'inconnu, l'incompris ne sont-ils pas à la source de la peur, puis de l'horreur, puis du rejet ? On pourrait à l'extrême aller vers l'exclusion sans autre forme de procès, avec des idées "barbares" ? Terme encore, hélas! d'actualité.

On ne refait pas l'histoire, dit-on cependant.

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Publié dans Françoise C.

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